Écrivain et traducteur, pour l’amour du livre

Par Marianne Payot (L’Express), publié le 15/07/2011 à 06:45

Gao Xingjian, prix Nobel de littérature 2000, et son traducteur Noël Dutrait.

J. Da Cruz/Musée Wurth de Erstein

Artisan de l’ombre précieux, il arrive au traducteur de se passionner pour une oeuvre au point de constituer avec l’auteur un tandem très complice. La preuve par six.

« C’est simple, si vous traduisez mal, vous tuez l’écrivain, assène Jean-Noël Schifano, qui accompagne Umberto Eco depuis Le Nom de la rose (1982). Votre mission est de dire presque la même chose et en mieux si possible. Quand on traduit un livre, on le travaille au corps, rien ne doit vous échapper. » « Le texte vous pénètre totalement, vous en rêvez la nuit, c’est un travail osmotique », confirme la traductrice de John Irving et de Philip Roth, Josée Kamoun. Travail, abnégation, et bien sûr, maîtrise du français, bonne culture générale… les qualités requises sont innombrables pour une moyenne de… 22 euros le feuillet de 1 500 signes (1). D’où les médiocres traductions qui font florès. On se souvient du coup de gueule de Milan Kundera dans L’Art du roman sur les versions française, anglaise, espagnole, etc., de La Plaisanterie. Pléonasmes, fautes de syntaxe, coupes intempestives, recomposition du texte, le romancier tchèque n’avait pas la plume assez dure pour fustiger les « traîtres ». Mais il y a aussi les auteurs perpétuellement insatisfaits, la palme revenant à Nabokov, qui récusa pas moins de 16 traducteurs pour Ada ou l’ardeur.

Traduire Perec, le casse-tête

Bien que mal payés, certains traducteurs étrangers n’hésitent pas à s’attaquer à des montagnes. Comme à La Disparition, de Georges Perec, roman de 320 pages où n’apparaît, rappelons-le, aucun e. Ils s’y sont mis à quatre pour la version espagnole dans l’absolu respect du lipogramme. « Perec le disait lui-même : « Ecrire sans a est badin en français, périlleux en espagnol ; c’est l’inverse pour le e. » Nous avons donc fait disparaître le a », explique l’un des traducteurs. Pour la version russe, Valéry Kislov a abandonné le o ; quant à la traduction japonaise, Shuichiro Shiotsuka a biffé le i. Enfin, en Croatie, c’est Vanda Miksic qui bataille actuellement sur cette épreuve, au rythme d’un feuillet par jour : « J’aime les défis de toutes sortes, raconte la traductrice de Queneau (Zazie dans le métro), de Vian et de Derrida. Celui-là en est un beau. Pour ma part, j’ai choisi d’enlever le e (alors qu’en croate le a est la lettre la plus fréquente), car je pense que la forme et le contenu sont indissociables. » Vanda pense mettre plus d’un an, le tirage sera d’environ 1 000 exemplaires. Chapeau, les traducteurs !

« Pour bien travailler, il faut non seulement aimer l’écrivain, mais avoir avec lui des accointances stylistiques », explique Olivier Mannoni, président de l’Association des traducteurs littéraires de France (ATLF) et traducteur émérite de Martin Suter et de Peter Sloterdijk. « J’estime beaucoup Günter Grass, pourtant sa manière d’écrire – rocailleuse – n’est pas dans mes cordes », précise-t-il. Voilà pourquoi, a contrario, une fois formés, les « couples » traducteur – auteur se dénouent beaucoup plus rarement que les couples à la ville. Rencontres.

Robert Pépin et Michael Connelly

Tout avait pourtant bien mal commencé pour Pépin. En 1964, à la demande de Georges Duhamel, le créateur de la Série noire, le jeune Robert traduit L’Espion qui venait du froid. Allez savoir pourquoi, son nom n’apparaîtra pas sur la couverture du futur best-seller de John le Carré (600 000 exemplaires vendus)… Près de cinq décennies plus tard, la pilule n’est toujours pas passée, mais l’angliciste, qui a créé il y a peu sa propre collection de policiers chez Calmann-Lévy, peut s’enorgueillir d’avoir « récolté » deux Médicis (Dieu sait, de Joseph HellerAmerica, de T. C. Boyle) et un Femina (Ce vaste monde, de David Malouf). Et d’avoir noué des amitiés solides : le grand contestataire Kurt Vonnegut est devenu le parrain de son fils ; Robert Graves l’a invité dans sa maison de Majorque et David Malouf, convié en Australie. Mais son grand coup – financier, notamment – n’est autre que l’auteur de Créance de sang : « J’ai commencé à publier Connelly au Seuil, en 1991, mais il a fallu attendre cinq ou six livres avant que le succès n’arrive, avec Le Poète. Nous sommes désormais amis, je vais le voir tous les ans en Floride, il vient dîner chez moi à Paris… »

Schifano: « En traduisant, je reproduis le coït de mes parents »

Jean-Noël Schifano et Umberto Eco

C’est un coup de fil, en 1980, d’Yves Berger, éditeur chez Grasset (« On a un gros roman, tu veux le regarder ? »), qui a envoyé Jean-Noël Schifano au paradis. Le gros bouquin n’était autre que Le Nom de la rose. Deux ans plus tard, le jeune Schifano, qui vit alors à Naples, fournit sa copie. « Il me fallait trouver l’équilibre entre l’époque – médiévale – et la compréhension. J’ai opté pour le style Geoffroi de Villehardouin (1150-1213), chevalier émérite et chroniqueur des croisades. La traduction française a été la première à sortir dans le monde, et elle a fait foi pour le ton et le vocabulaire choisis. » Depuis, ce fils d’un Sicilien et d’une Lyonnaise (« En traduisant, je reproduis le coït de mes parents »), ami d’Elsa Morante (« un écrivain génial ») et de Leonardo Sciascia (« mon père putatif »), a traduit toute l’oeuvre romanesque d’Eco, dont il admire l’architecture – Myriem Bouzaher s’occupant de ses essais. Une fidélité dont ce Napolitain de coeur, aujourd’hui écrivain et éditeur chez Gallimard, ne cesse de se louer.

Anna Gavalda traductrice

« Lu, aimé et librement traduit par Anna Gavalda. » Avec ce curieux bandeau apposé sur le roman Stoner, de John Williams, les éditions Le Dilettante entendent bien attirer l’attention sur l’ouvrage de cet Américain inconnu dont leur romancière vedette s’est entichée. Au point qu’elle a consacré temps et énergie à sa traduction. L’exercice, plus ou moins heureux, n’est pas nouveau (Vialatte s’attaquant à Kafka, Caillois à Borges…), mais semble connaître un certain regain auprès de nos romanciers. Marie Darrieussecq a ainsi traduit Ovide, Frédéric Boyer la Bible (avec Jean Echenoz, Marie Ndiaye, Olivier Cadiot…) et Tragédie du roi Richard II, de Shakespeare, Julie Wolkenstein, Fitzgerald, Virginie Despentes, l’Américaine Lydia Lunch, et Mathias Enard nous propose à la rentrée le Barcelonais Robert Juan-Cantavella (Proust fiction, au Cherche Midi).

Marc de Gouvenain Gouvenain et Stieg Larsson

Alors qu’il avait cessé de traduire, l’ex-directeur de collection d’Actes Sud (aujourd’hui agent littéraire) a repris du service pour la trilogie Millénium, de Stieg Larsson. « J’ai eu un bon feeling », se souvient Marc de Gouvenain, qui, encouragé par le traducteur de suédois de l’époque, Carl Gustav Bjurström, a commencé dans le métier en 1970. C’est ce qu’on appelle avoir le nez creux, la série ayant allègrement dépassé le million d’exemplaires. Mais c’est avec Per Olov Enquist que Gouvenain a fait ses premiers pas : « J’ai traduit son deuxième roman sans contrat, je faisais du porte-à-porte, finalement Flammarion l’a pris. » La ténacité de cet ancien bourlingueur est payante : en 1984, Hubert Nyssen l’appelle chez Actes Sud. Il continue de traduire Enquist (« Un nobélisable, malheureusement sans grand succès public en France ») à qui il rend visite à Stockholm, mais aussi Torgny Lindgren (Bethsabée), Selma Lagerlöf, Olov Landström, le plus souvent avec Lena Grumbach, sa compagne d’alors d’origine suédoise. « Elle proposait une traduction brute, que je reprenais ; ensuite la copie faisait des allers et retours. » Et c’est ainsi que les Vikings ont envahi la France…

Noël Dutrait et Gao Xingjian

En 1979, Gao Xingjian est à Lyon où il accompagne des étudiants chinois. Le courant passe avec l’universitaire Noël Dutrait. Alors, lorsqu’en 1990 Gao écrit La Montagne de l’âme, il lui propose tout naturellement de remplacer son traducteur tout juste décédé. Attiré par l’homme et par l’ouvrage, Dutrait s’attelle, le 1er janvier 1991, avec sa femme Liliane (il fait le premier jet, elle relit, améliore), à ce voyage initiatique dans la Chine postrévolution culturelle. « Nous avons travaillé trois ans avec beaucoup de plaisir, puis avons cherché un éditeur. Tous les grands ont décliné, finalement c’est une petite maison, les éditions de l’Aube, qui a tenté l’aventure. Cela a changé leur vie. » Car Gao, désormais résident parisien, obtient le prix Nobel en 2000… Noël Dutrait, également traducteur de Mo Yan, n’en a pas fini avec son ami Gao, dont il entend traduire toute l’oeuvre théorique.

Josée Kamoun et Philip Roth

Josée Kamoun, la traductrice de John Irving depuis vingt ans (« Un homme très accessible, qui trouve toujours un moment pour répondre à vos questions »), restera-t-elle comme la femme qui a dit non à Philip Roth ? L’histoire vaut le détour : « J’ai traduit sept ou huit livres de Roth, Pastorale américaineLe Complot contre l’AmériqueLa Bête qui meurtLa Tache… Gallimard m’expédiait une semaine à New York pour les ajustements, ses textes étant très pointus, saturés de références aux années 1940 et 1950. C’était extraordinaire, car il est très intelligent, très drôle. Mais comme il ne comprenait pas le français, il s’entourait de gens censés écrire en français, qui sont devenus de plus en plus envahissants, à tel point qu’ils opéraient des rectifications après moi. Un jour, j’ai dit stop. Gallimard a dû trouver un autre traducteur, Roth en a refusé deux. Mais l’éditeur a mis le holà et tout est rentré dans l’ordre avec la traductrice actuelle, Marie-Pierre Pasquier. » Josée Kamoun ne regrette rien, elle s’est attaquée depuis à un autre monstre de la littérature, mort celui-là, Kerouac, avec la retraduction – remarquée – de Sur la route.

L’exception française à parfaire

» Et la traduction est de…  » Plus qu’un décor et pourtant souvent absente du générique, la traduction serait-elle le parent pauvre de l’édition ? Oui, répondent les quelque 900 traducteurs littéraires de France, qui mettent notamment en avant leur absence de visibilité – dans les médias, dans l’objet livre lui-même – et la baisse continue de leurs rémunérations. Tout est relatif, atténue Pierre Assouline dans un rapport sur La condition du traducteur (1) que l’écrivain enquêteur vient de remettre au Centre national du livre (CNL) et qui devrait servir de base à une table ronde avec les éditeurs. Il est vrai qu’en comparaison de leurs homologues européens (sans parler de ceux des autres continents), les artisans français de l’ombre font figure de quasi nantis depuis les années 1980 (et l’ardent combat du traducteur Jean Gattégno nommé à la Direction du Livre en 1981), qui les ont dotés d’un statut d’auteur et ont instauré tout un système d’aides et de bourses au sein du CNL

Annie Morvan et Gabriel Garcia Marquez

Depuis L’Amour au temps du choléra, chez Grasset, Annie Morvan, par ailleurs éditrice au Seuil, n’a plus traduit que l’oeuvre du grand écrivain colombien, François Maspero (« un merveilleux traducteur ») prenant sa relève auprès d’Alvaro Mutis. Par fax, au téléphone, à Paris, à Cuba, ils n’ont cessé d’éclaircir ici la signification d’une image, là l’équivalence d’une expression : « Gabriel parle français, ce qui ne m’a pas gênée, bien au contraire, d’autant qu’il m’a laissée très libre. Il aimait m’entendre lui lire ses textes en français, juger de leur musicalité. Il considère lui aussi que toute traduction est recréation, mais ne nous méprenons pas : le lecteur va lire du Garcia Marquez et non du Annie Morvan. »

Khaled Osman et Gamal Ghitany

Il faut quelquefois savoir prendre les devants. En 1984, Khaled Osman se lance dans la traduction en envoyant à Sindbad par la poste deux chapitres traduits du Voleur et des chiens d’un certain Naguib Mahfouz. Plus tard, il force la porte des maisons d’édition pour  » vendre  » un autre Cairote, Gamal Ghitany, auteur notamment du Livre des illuminations (Seuil, 2005) :  » Une sorte d’ovni de près de mille pages, pour lequel il a fallu batailler ferme. Ces démarches de  » comploteurs  » nous ont beaucoup rapprochés.  » En France ou en Egypte, les deux hommes se rencontrent, discutent de termes, employés par le seul Ghitany, éclaircissent des passages sur la mystique soufie. Une chaleureuse complicité qu’Osman a tenu à saluer dans son premier roman, Le Caire à corps perdu (Vents d’ailleurs), publié à la rentrée. Eh oui, à force de travailler les mots des autres, Osman, comme nombre de ses collègues, a succombé à la tentation…

(1) Pierre Assouline vient de remettre au Centre national du livre (CNL) un rapport sur la condition de traducteur.

ITC Traductions participe à la 3e édition de la conférence TMS Inspiration Days

ITC Traductions participe à la 3e édition de la conférence TMS Inspiration Days

Du 18 au 20 avril 2012 s’est déroulée, à Cracovie, la 3e édition des TMS Inspiration Days, une conférence portant sur l’application des nouvelles technologies dans la réalisation de projets de traduction et la gestion des entreprises de traduction. Morgane MATHEOSSIAN, Chef de projets chez ITC France, a assisté à cet événement qui rassemblait des participants issus de 18 pays.

Sociétés de traduction, éditeurs de logiciels, consultants ou institut de recherche : de nombreux corps de métier étaient représentés lors de la conférence.

Sociétés de traduction, éditeurs de logiciels, consultants ou institut de recherche : de nombreux corps de métier étaient représentés lors de la conférence. La 3e édition abordait le thème, très actuel, des différentes technologies utilisées dans le secteur de la traduction. Les participants avaient le choix entre deux « fils de discussion » parallèles : les présentations orientées technique et celles orientées « business », ce qui permettait à chacun de choisir les thèmes qui l’intéressaient le plus.

Parmi les sujets – aussi divers que variés – abordés, les participants pouvaient choisir, par exemple, entre une intervention relative à la traduction automatique, une autre relative à la dualité du rôle de chef de projet, ou encore une présentation abordant l’utilisation de « Translation Management Systems » (ou TMS, Systèmes de gestion de traduction) pour garantir la réussite d’une entreprise.

En plus d’assister aux différentes interventions, les participants pouvaient prendre part à des sessions de réseautage, ou encore tester « en live » un outil de gestion de projets de traduction développé par la société organisatrice de la conférence. Morgane est donc revenue très satisfaite de cette troisième édition : « Il est toujours très intéressant, pour une entreprise de traduction, de participer à des conférences de ce type. Elles permettent de se tenir informés des dernières technologies utilisées dans le domaine, d’assister à des interventions très intéressantes assurées par des grands noms de la traduction, mais aussi de rencontrer des confrères, ainsi que des clients et fournisseurs potentiels. Cette 3e édition des TMS Inspiration Days n’a pas dérogé à la règle. »

Le bilinguisme, c’est la santé !

Il fait bon aujourd’hui d’être bilingue ! Cela comporte de nombreux avantages sur le plan professionnel et culturel.

Mais qui aurait cru que le fait de parler plusieurs langues pouvait être aussi bénéfique sur le plan médical ?

En effet, suivant une étude réalisée par des scientifiques canadiens de l’institut Rotman de Toronto, le bilinguisme retarderait de plusieurs années les symptômes de la maladie d’Alzheimer.

L’équipe de chercheurs, comprenant un expert en bilinguisme et un spécialiste de la maladie d’Alzheimer, ont examiné plus de 200 dossiers médicaux de personnes malades d’Alzheimer. Ils ont constaté que celles qui avaient parlé deux ou plus de deux langues dans leur vie ont connu un ralentissement de l’apparition des symptômes.

Suite à cette étude, le Dr Fergus Craik a déclaré dans un communiqué de Baycrest : « Nous ne disons pas que le bilinguisme peut prévenir la maladie d’Alzheimer ou d’autres désordres cérébraux, mais il peut contribuer à créer des réserves cognitives dans le cerveau qui semblent retarder l’apparition de symptômes d’Alzheimer pendant un bon bout de temps ».

La maladie d’Alzheimer entraîne la perte progressive et irréversible des fonctions mentales et notamment de la mémoire et touche aujourd’hui presque 40 millions de personnes dans le monde.

Voilà une raison de plus pour parler plusieurs langues !

Une erreur de traduction qui fait chuter l’Euro

Information tirée du Journal ‘La Tribune’.

Une erreur de traduction peut parfois avoir des conséquences dramatiques. En 2010, c’est l’euro qui en fut la victime. En effet, à cause d’une mauvaise traduction lors d’une conférence de presse donnée par François Fillon au Canada, la monnaie européenne a soudainement chuté sous la barre des 1,20. Ce seuil n’avait pas été atteint depuis mars 2006.

Lors de la conférence, François Fillon a indiqué qu’il ne voyait « que des bonnes nouvelles dans la parité entre l’euro et le dollar ». La presse anglaise a alors traduit le mot « parité » par « parity », ce qui n’a absolument pas la même signification. La parité en français est le taux de change d’une monnaie par rapport à une autre alors que « parity », en anglais, signifie une égalité parfaite entre deux devises. Cette traduction laissait donc penser que le gouvernement français souhaitait une valeur identique entre l’euro et le dollar.

L’impact fut immédiat avec la dépréciation simultanée de l’euro.

ITC Traductions participe à la conférence SDL à Miami, Floride

Le 28 février dernier, Marine GANDIT, chef de projet chez ITC Global Translations, a participé à une conférence organisée par SDL, le leader mondial de la gestion globale de l’information, à l’hôtel Intercontinental à Miami.

Le but de cet événement était de faire découvrir Studio 2011 et ses multiples fonctionnalités et avantages au monde de la traduction.

Réseautage, présentation du logiciel et des ses fonctionnalités ou encore session pratique et questions-réponses étaient au programme. Des pauses café ainsi qu’un déjeuner ont par ailleurs été servis en vue de faciliter les échanges et les rencontres entre les différents participants.

Plusieurs acteurs du secteur ont ainsi eu l’occasion d’échanger, notamment des représentants de sociétés de traduction, des traducteurs freelances ainsi que des intervenants SDL.

Au cours de ce forum, deux modules du logiciel ont été présentés : le logiciel SDL Trados Studio GroupShare ainsi que SDL Passolo 2011. La première solution est une véritable plateforme de collaboration et de partages de données permettant à une équipe entière de traduction de travailler plus efficacement et rapidement. La seconde est un outil de localisation de logicielsoptimisant la traduction d’interfaces.

L’objectif principal de cette journée a été d’inciter les professionnels de la traduction, qu’ils soient traducteurs ou chargés de projets, à optimiser Studio 2011, outil nettement plus complet que ses aînés Trados 2007 et Studio 2009. En effet, ce nouveau logiciel offre un gain de temps non négligeable aussi bien pour les sociétés de traduction que pour les traducteurs, tout en renforçant le contrôle qualité.

Le témoignage de notre collaboratrice : « Cette conférence a été très bien organisée par les intervenants de SDL et un suivi post-conférence est prévu.

Chez ITC, en France et aux États-Unis, nous utilisons Studio 2011 depuis sa commercialisation et il ne fait nul doute que cet outil facilite et optimise notre

travail. La conférence nous a vraiment encouragés à approfondir notre maitrise de cet outil et nous conforte dans notre position : dans le secteur de la t

raduction, la machine ne peut pas remplacer le travail de l’homme mais contribue à améliorer la qualité de son travail et son efficacité. Nous sommes

convaincus des bienfaits de ce logiciel dans le but de toujours offrir une meilleure qualité à nos clients. »

L’Anglais, une langue optimiste ?

L’étude de la langue n’est pas qu’affaire de littéraires. Elle peut aussi intéresser mathématiciens et physiciens dès lors qu’il s’agit d’en dévoiler, par une approche statistique, le génie secret, les vertus cachées mais mesurables. C’est ce que vient d’essayer une équipe américaine de l’université du Vermont en voulant répondre à la question suivante : les langages sont-ils neutres sur le plan émotionnel ou bien contiennent-ils un biais affectif, positif ou négatif ? En clair, la langue a-t-elle une tendance naturelle, quel que soit le sujet évoqué, à l’optimisme ou au pessimisme ? De quelle manière le communicant qui se cache derrière tout Homo narrativus structure-t-il le contenu émotionnel de son récit (qu’il décrive une réalité ou une fiction) ou de ses dialogues, de sa prose ou de ses vers ?

Cette équipe vient de publier ses résultats, mercredi 11 janvier, dans la revue PLOS ONE et, s’ils ne concernent que la langue anglaise, ils n’en sont pas moins étonnants. Les auteurs ont étudié quatre corpus aussi abondants que divers, courant sur des périodes temporelles différentes et écrit sur ou pour des supports variés. Je les classe ici suivant le nombre de mots, du plus petit au plus grand. Les chercheurs ont ainsi analysé quelque 300 000 textes de chansons écrits entre 1960 et 2007 (représentant au total 59 millions de mots), 1,8 million d’articles du New York Times parus entre le 1erjanvier 1987 et le 30 juin 2007 (un peu plus d’1 milliard de mots), 821 millions de tweets (des messages très courts publiés à l’aide de l’outil Twitter) rédigés entre le 9 septembre 2008 et le 3 mars 2010 (9 milliards de mots) et 3,3 millions de livres numérisés par le projet Google Books, couvrant une période allant de 1520 à 2008 (361 milliards de mots).

Pour chaque corpus, les 5 000 mots les plus fréquents ont été extraits, soit un total de 10 222 mots différents une fois que l’on a retiré les doublons entre échantillons.

Il a fallu ensuite, et c’est sans doute là la partie la plus sensible de l’étude, attribuer une valeur de 1 à 9 à chacun de ces dix milliers de mots, 1 signifiant une connotation lugubre, 9 une connotation très joyeuse et 5 un mot neutre. Typiquement, les deux extrêmes ont été les mots « terroriste » (1,3) et « rire » (8,5). Si l’on obtient des valeurs fractionnaires, c’est parce que chaque mot a été évalué par 50 personnes différentes. Au total, plus d’un demi-million de notes ont donc été attribuées. Pour cette tâche pénible, les chercheurs ont eu recours à Amazon Mechanical Turk, qui propose sur Internet les services d’une main d’œuvre bon marché pour effectuer des tâches fastidieuses dont les machines sont incapables ou qu’elles font mal (par exemple identifier des personnes ou des objets dans une vidéo ou bien retranscrire une bande son). Comme les travailleurs de l’ombre d’Amazon Mechanical Turk sont payés des queues de cerise, les auteurs de l’étude ont, pour s’assurer que la mission confiée était accomplie de manière sérieuse, comparé leurs évaluations avec celles faites, sur un millier de mots, par des étudiants américains dans une étude de 1999. Le taux de correspondance était excellent.

Une fois tout ce dispositif mis en placeil ne restait plus qu’à sortir le résultat de chaque corpus. On pouvait s’attendre à de grosses disparités et notamment à ce qu’un journal international comme le New York Times, habitué à couvrir conflits, crises, catastrophes, scandales et faits divers, fasse figure de triste sire dans le panel. Il n’en a rien été. Tous les corpus ont fait preuve d’un indécrottable optimiste comme le montrent les quatre courbes ci-dessous, dont les parties jaunes signalent les mots à connotation positive :

Le corpus dont la joie est la plus mesurées’avère celui des paroles de chansons (seulement 64,14 % de mots positifs et beaucoup moins que ça dans cet extrait célébrissime: « Eleanor Rigby, died in the church / And was buried along with her name. / Nobody came. / Father McKenzie, wiping the dirt / From his hands as he walks from the grave / No one was saved. ») tandis que le plus joyeux est celui de Google Books (78,8 %), juste devant le New York Times

(78,38 %), malgré deux guerres du Golfe, une en Afghanistan, un 11-Septembre, un ouragan Katrina, etc. Pour les auteurs de l’étude, ce biais positif plus que têtu montre que, au moins en anglais, la langue, en tant que constructrice de liens entre les personnes, ne peut s’empêcher de montrer un côté positif même quand les messages sont porteurs de mauvaises nouvelles. Un peu comme si le langage imposait aux hommes, qui croient en disposer à leur guise comme d’un outil neutre, une inoxydable quête du bonheur. Reste à déterminer, conclut l’article de PLoS ONE, si cette caractéristique est valable dans d’autres langues, si le caractère positif varie en fonction des époques, de l’organisation de la société, de l’état de santé de la population, des goûts culturels en vogue ou des structures politiques.

Pierre Barthélémy pour Le Figaro

Android : Google veut traduire le texte d’une photo d’un mobile

Google a trouvé un nouveau moyen pour ses produits mobiles de sortir du lot : la traduction. Si la traduction vocale en quasi-instantanéen’est pas pour aujourd’hui, la traduction écrite est bien mieux maîtrisée, même si encore loin d’être parfaite.

Lors du World Mobile Congress de Barcelone, Google en a ainsi profité pour annoncer la future sortie d’un logiciel pour Android capable de traduire un texte capturé grâce à l’appareil photo du téléphone.

Selon Reuters, présent dans la ville catalane, un employé de Google a fait la démonstration de ce logiciel en prenant en photo avec un téléphone un menu d’un restaurant écrit en allemand. L’application a alors envoyé la photo vers les serveurs de Google, qui a ensuite renvoyé vers l’appareil la traduction en anglais du texte en question.

Si cela peut paraître relativement banal (un tel système n’est pas nouveau), voire sans intérêt, cette application montre bien la stratégie de Google. Le géant du Web mise sur la traduction, mais aussi sur le cloud computing, cette technique consistant à faire fonctionner des logiciels non pas directement dans l’appareil (ordinateur, téléphone ou autre), mais en passant par des serveurs sur le Net. Un moyen de gagner en énergie et en temps dans de nombreux cas. Mais aussi un moyen de proposer des services qu’un téléphone ne peut proposer seul, en étant hors ligne, faute d’une puissance suffisante. Google compte ainsi insister sur ce point dans le futur pour développer son système Android.

La date de sortie de ce logiciel est encore inconnue, tout comme ses éventuels autres services.

Point intéressant, mais sans rapport avec ce logiciel de traduction, Eric Schmidt, le patron de Google, a montré sur Android une vidéo et un jeu fonctionnant sous Flash. Certainement le fameux Flash Player 10.1, qui devrait voir le jour d’ici quelques mois, et qui selon Adobe, sera bien plus performant pour les téléphones mobiles.

Le choix éclairé d’Aura Light

Fin 2010, Claire Lacroix, Responsable Marketing France, et en charge de centraliser les demandes de traduction émanant des différents sites AURALIGHT d’Europe du Sud est à la recherche d’un prestataire.

Elle consulte les pages Web, découvre notre site et prend contact avec ITC Traductions.

Ses critères de choix du futur prestataire en traduction sont précis :

– Le prix

– La sélection du traducteur assigné par l’agence de traduction : il doit traduire exclusivement dans sa langue maternelle

– La garantie d’une relecture des traductions avant livraison par un second traducteur

– Avoir un interlocuteur unique

– Etre capable de travailler sous InDesign ou de livrer des traductions au format inx

– La garantie de cohérence terminologique, d’une traduction à l’autre

Interview de Claire Lacroix par Marie-Françoise Greck

MFG : Claire, pour quelle raison avez-vous eu confiance en ITC ?

CL : Lors de mon tout premier contact téléphonique, j’ai apprécié l’amabilité avec laquelle vous m’avez répondu. Vos explications quant à l’organisation d’ITC étaient très précises, et répondaient tout à fait à mon cahier des charges.

Le délai de livraison proposé était un réel soulagement. Je vous ai donc consultée pour obtenir un premier devis, et demandé également une offre à deux autres sociétés de traduction.

J’ai au final retenu ITC Traductions, d’autant plus que grâce à la Mémoire de Traduction mise en place, j’avais la garantie de pouvoir capitaliser au fur et à mesure sur mes traductions futures.

MFG : … et nous avons démarré une longue et heureuse collaboration ! Quels étaient et quels sont vos projets de traductions à court ou moyen terme ?

CL : Plein de projets ! AURA LIGHT est une société suédoise, ayant des activités commerciales en Allemagne, Finlande, Grande-Bretagne, Norvège, Pays-Bas, Pologne.

La France et l’Italie ont rejoint la famille AURA en 2007 et l’Espagne en 2008.

En 2010, Aura Long Life (lampe ayant la durée de vie la plus longue au monde) a fêté ses 30 ans. AURA LIGHT continue à développer et à lancer des solutions d’éclairage à économie d’énergie.

Pour AURA LIGHT France, Italie et Espagne, j’ai des projets de traduction de brochures, fiches produits, communiqués de presse, études de cas, notices, questionnaires clients… soit un bon nombre de supports de communication et marketing !

MFG : Quelles sont les combinaisons linguistiques que vous recherchez ?

CL : Traduction français vers anglais, traduction français vers italien, traduction français vers espagnol, mais aussi anglais vers français, traduction anglais vers italien et traduction anglais vers espagnol.

MFG : Quels sont les clients d’AURALIGHT ?

CL : les bâtiments publics et privés, les bâtiments industriels, tels que les hôpitaux et écoles, les entrepôts, les supermarchés, les aéroports, les métros…

MFG : nous travaillons ensemble depuis près d’une année à présent. Qu’appréciez-vous chez ITC TRADUCTIONS ?

CL : la réactivité de l’équipe, le professionnalisme et la capacité à prendre en compte nos fichiers de référence, et surtout la qualité des traductions livrées.

Droit à un procès équitable : Les ministres de la justice de l’Union Européenne approuvent la Loi 03/03/11

Droit à un procès équitable

Droit à un procès équitable : les ministres de la justice de l’Union européenne approuvent la loi garantissant les droits à la traduction et à l’interprétation dans le cadre des procédures pénales. Les ministres de la justice de l’Union européenne ont approuvé une loi qui garantit les droits à la traduction et à l’interprétation dans les procédures pénales.

La Commission européenne et le Parlement européen avaient approuvé la loi plus tôt cette année (IP/10/746). Il s’agit de la toute première mesure de l’UE fixant des normes minimales communes pour les droits de la défense dans les affaires pénales.

La loi garantit le droit des suspects à bénéficier de services d’interprétation vers leur propre langue tout au long de la procédure pénale, notamment lorsqu’ils reçoivent des conseils juridiques, dans toutes les juridictions de l’Union.

Ce premier pas vers l’assurance de bénéficier d’un procès équitable dans l’ensemble de l’Union, pour tous les citoyens, était attendu de longue date. La loi en question inaugure une série de mesures en la matière visant à établir des normes communes dans les affaires pénales pour l’ensemble de l’UE.

Les États membres de l’UE disposent maintenant de trois ans pour transposer cette mesure dans leur législation nationale.

«L’approbation de la toute première loi relative au droit des citoyens à un procès équitable est un moment historique. Pour la Commission européenne, il s’agit d’une première étape importante vers la correction du déséquilibre existant en Europe entre les droits du ministère public et les droits de la défense, qui doivent être améliorés et renforcés», a déclaré Viviane Reding, vice-présidente de la Commission et commissaire européenne chargée de la justice. «Je voudrais remercier le rapporteur du Parlement européen, la Baronne Sarah Ludford, ainsi que les présidences espagnole et belge, pour avoir mené cette mission à bien dans un temps record.

Il revient désormais aux États membres de transposer ces règles dans leur législation nationale et de les mettre en œuvre aussi rapidement que possible, pour que les citoyens puissent en bénéficier. Il est temps également d’accélérer nos travaux afin de garantir un équilibre effectif entre les pouvoirs confiés aux autorités chargées des poursuites et les droits de la défense en matière pénale. C’est la raison pour laquelle j’invite le Parlement et le Conseil à se consacrer à la deuxième mesure – la déclaration des droits – proposée par la Commission en juillet. » Le 9 mars, la Commission a franchi un premier pas dans l’adoption d’une série de mesures visant à établir des normes européennes communes en matière pénale. Elle a proposé des règles exigeant des pays de l’UE qu’ils fournissent aux suspects des services complets d’interprétation et de traduction (IP/10/249, MEMO/10/70). Le Parlement européen a voté à une très large majorité en faveur d’un projet négocié en juin (IP/10/746). Cela a été rendu possible par un accord de compromis conclu le 27 mai entre le Conseil, la Commission et le Parlement européen. Le Parlement européen, en session plénière, a approuvé ce compromis le 15 juin.

Les dispositions adoptées garantiront aux citoyens le droit d’être interrogés, de prendre part aux audiences et de bénéficier d’une assistance juridique dans leur propre langue à tous les stades d’une procédure pénale, et ce dans toutes les juridictions de l’UE.

Les dispositions adoptées garantiront aux citoyens le droit d’être interrogés, de prendre part aux audiences et de bénéficier d’une assistance juridique dans leur propre langue à tous les stades d’une procédure pénale, et ce dans toutes les juridictions de l’UE. La Commission a souligné que les droits à la traduction et à l’interprétation dans les procédures pénales étaient essentiels pour garantir le respect total des normes consacrées par la convention européenne des droits de l’homme et la jurisprudence de la Cour de Strasbourg, ainsi que par la charte des droits fondamentaux. Ces règles garantiront aux citoyens de recevoir une traduction écrite de tous les documents essentiels, tels que l’acte d’accusation, et d’avoir droit à un service d’interprétation durant toutes les audiences et tous les interrogatoires, ainsi que pendant les réunions avec leurs avocats. Ils ne peuvent renoncer à leurs droits qu’après avoir bénéficié d’une assistance juridique ou avoir été pleinement informés des conséquences d’une telle renonciation. Les frais de traduction et d’interprétation devront être supportés par l’État membre et non par le suspect.

Sans un minimum de normes communes pour garantir des procédures équitables, les autorités judiciaires seront peu enclines à envoyer quelqu’un se faire juger dans un autre pays. Les mesures de lutte contre la criminalité prises par l’UE, telles que le mandat d’arrêt européen, pourraient de ce fait ne pas être pleinementa ppliquées. En 2007, 11 000 mandats d’arrêt européens ont été délivrés, contre 6 900 en 2005.

La Commission estime que tous ces mandats devraient à l’avenir être garantis par des normes européennes en matière de droit à un procès équitable, y compris le droit à des services d’interprétation et de traduction. Les États membres de l’UE disposent, pour adopter ces règles, de trois ans au lieu des deux années habituelles, afin de donner aux autorités le temps de mettre à disposition des informations traduites.

Contexte :

Le traité de Lisbonne permet à l’UE d’adopter des mesures en vue de renforcer les droits des citoyens de l’Union. Étant donné que les propositions «tout en un» relatives aux droits procéduraux que recouvre le droit à un procès équitable n’ont pas reçu l’appui unanime des gouvernements des États membres de l’UE lorsque la Commission a, pour la première fois, fait des propositions dans ce domaine en 2004, cette dernière procède maintenant de manière progressive, comme le prévoit une série de mesures sur les droits procéduraux relatifs à un procès équitable, exposées dans le programme de Stockholm de décembre 2009 ().

La Commission proposera une série de mesures au cours des quatre prochaines années. La Commission a soumis la deuxième proposition de mesure – qui traite du droit à l’information – en juillet (IP/10/989). Le Conseil et le Parlement ont d’ores et déjà entamé leurs travaux à ce sujet (MEMO/10/475). Les prochaines mesures, prévues par la Commission pour 2011, se traduiront par une directive visant à garantir le droit d’accès à un avocat; et une autre relative au droit de communiquer avec ses proches, ses employeurs et les autorités consulaires. Pour de plus amples informations – Salle de presse «Justice» https://ec.europa.eu/justice/news/intro/news_intro_en.htm – Page d’accueil du site de Viviane Reding, vice-présidente de la Commission et commissaire chargée de la justice, des droits fondamentaux et de la citoyenneté: https://ec.europa.eu/commission_2010– 2014/reding/index_en.htm

Les 4 raisons principales pour lesquelles une traduction de qualité est importante en politique

La communication a toujours été déterminante pour faire progresser l’humanité, et parvenir à de bons résultats en politique internationale est directement lié à l’efficacité de la communication. Et les langues parlées variant d’un pays à l’autre, il est important que les traductions soient effectuées correctement.

Prenez par exemple la récente déclaration faite par Vladimir Putin (ne devrait-on pas plutôt écrire Poutine) à propos de Donald Trump. Putin a déclaré qu’il était ‘ochen’ yarkiy chelovek’. Traduit directement et littéralement, cela donne : « une personne très brillante ». Toutefois, le problème est qu’en Russe, ‘brillant’ ne signifie pas intelligent comme en français. La traduction plus juste aurait été ‘Putin a déclaré que Trump est un personnage haut en couleurs, ou original’. Ce que Putin a réellement dit est assez différent de ce qui en a été perçu globalement dans le monde occidental – et tout cela pour une question de traduction.

Politique internationale : les principales raisons pour lesquelles la précision de la traduction est importante

Gardant cet exemple à l’esprit, penchons nous sur l’importance primordiale, dans le monde de la politique internationale, d’obtenir des traductions de tout premier ordre. Voici 4 des plus importantes raisons pour lesquelles les services de traduction professionnelle sont si importants dans ce domaine.

Obtenir la vérité

Les différences entre expressions familières de différentes régions signifient qu’une traduction littérale n’est pas toujours appropriée, comme l’illustre l’exemple de la déclaration de Putin cité plus haut. Les mots ont des sens différents selon leur auteur, et il y a beaucoup à perdre par la faute d’une mauvaise traduction. Toute vérité découle directement de la justesse de la traduction.

La perfection des médias

Non seulement la perception des médias est influencée par la traduction, mais la perception du public est très largement impactée par ce que les médias rapportent comme étant des faits établis. Dans l’exemple ci-dessus à propos de Putin, les médias ont fait de Putin et Trump des amis alors qu’en réalité, la déclaration de Putin était bien plus modérée.

Conclure les accords

Une composante essentielle en politique est d’être capable de négocier les bons accords et d’arriver à des arrangements qui soient mutuellement profitables. Il est difficile d’y parvenir avec des traductions médiocres. Deux parties peuvent facilement comprendre les choses différemment sur la base d’une mauvaise traduction, ce qui peut engendrer par la suite de nombreux litiges et problèmes.

Des relations plus solides

En termes simples, les relations sont fondées sur la communication. Il est plus facile pour des dirigeants de discuter d’idéaux et de convictions, et de construire une relation solide, lorsque les traductions sont effectuées par des professionnels. De mauvaises traductions sont des barrières linguistiques qui peuvent s’interposer de façon significative dans ce processus.

Le mot de la fin

Le mot de la fin est clair – la politique internationale exige des services de traduction professionnelle fiables. À défaut, les conflits risquent de s’aggraver et les relations sont bien plus difficiles à forger. La politique n’est que l’exemple le plus sérieux – des contrats et accords commerciaux peuvent facilement tomber à l’eau à cause de mauvaises traductions.
En bref, il est indispensable de se procurer la meilleure traduction possible quelle que soit la situation. De la politique au monde des affaires, notre équipe de traducteurs professionnels expérimentés est là pour vous aider. Contactez notre équipe dès aujourd’hui pour découvrir nos services et la façon dont nous pouvons vous aider, quels que soient vos besoins en matière de traduction.